Le pneu à carcasse radiale

 

Modèle déposé en 1946, le pneu à carcasse radiale va créer une vraie rupture technologique lors de sa commercialisation en 1949.

Basé sur une séparation entre les efforts fournis par les flancs et ceux fournis par la bande de roulement, il va s'imposer sur le marché aussi bien en France qu'à l'étranger.

En effet, dans un pneu conventionnel, pas moins de 4 couches de nappes textiles se développent de façon indifférenciée des flancs au sommet et les câbles superposés forment une masse épaisse avec de nombreuses zones de friction propices au cisaillement.

Prototype du pneu radial de 1946
© Michelin
Publicité pour le pneu Radial ou "pneu X"
dans les années 1950. © Michelin

 

Dans le pneu radial, les flancs sont constitués d’une seule nappe textile, mince et d'une grande souplesse, et le sommet est rigidifié par la combinaison de la nappe carcasse avec deux nappes de câbles métalliques.

Plus tard, furent inventés le pneu "tubeless" (1954), sans chambre à air, et le pneu "vert" (1992), par ajout de silice dans la gomme, ce qui permettait de diminuer la résistance au roulement tout en augmentant la sécurité et la longévité.