La ceinture de sécurité trois points
Ceinture de sécurité active
© Citroën Communication / DMCC / PRMU


La protection du corps par sangles est presque aussi ancienne que l'automobile. Dès 1896, des systèmes de harnais sont testés lors de courses. Puis un principe de "bretelles protectrices destinées à retenir les passagers" fut déposé par le québécois Gustave Désiré Lebeau en 1903.

Améliorées dans les années 1950, ces bretelles sont ensuite remplacées par la ceinture trois points en Y sans pour autant convaincre tant les traumatismes restent importants.

En 1959, les recherches du suédois Nils Bohlin (1920-2002) débouchèrent sur une ceinture en trois points en V, avec la pointe dirigée vers le sol. Elle se composait d'une sangle diagonale au niveau de la poitrine et d'une sangle au niveau du bassin.

Utilisable d'une seule main et parfaitement adaptable à la morphologie des occupants du véhicule, elle constitue l'un des dispositifs de sécurité automobile les plus importants.

Aujourd'hui, elle est équipée de systèmes d'anticipation : un prétensionneur limite le déplacement du corps vers l’avant en plaquant la sangle au niveau du bassin et du thorax et un limiteur d’effort réduit la pression exercée par la ceinture.

En France, le port de la ceinture est devenu obligatoire pour les places avant hors agglomération en 1973, puis a été étendu aux agglomérations en 1979 et aux places arrière en 1990.