L'antiblocage de sécurité (ABS)
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Le principe d’un procédé susceptible de maintenir, lors de freinages intensifs et répétés, la stabilité du véhicule et n’altérant en rien ses capacités directionnelles quelle que soit la qualité des revêtements de chaussée a longtemps été recherché. En effet, dès l’entre-deux-guerres des brevets avaient été déposés en ce domaine, mais ces derniers n’offraient pas la rapidité d’exécution nécessaire. Ce n’est donc qu’avec l’apparition de calculateurs électroniques que le système de l'ABS devint opérationnel.

Le calculateur détecte les amorces de blocages des roues grâce aux informations fournies par des capteurs situés dans les roues. Ces derniers délivrent des impulsions électriques dont la fréquence décroît de façon continue lors d'un freinage "normal". Lors d'un freinage "anormal" pouvant entraîner un blocage, il se produit une brusque baisse de la fréquence.

Dans ce cas, l'ABS réduit la pression dans les circuits de freinage afin que le pneu retrouve son adhérence, puis la rétablit aussitôt pour que le freinage se poursuive.

Moins connu sous le nom d'Anti-lock Braking System, ce dispositif existe depuis 1970 mais n'est devenu obligatoire sur tout véhicule neuf que depuis 2004.

C'est un élément clé dans la sécurité car d'autres systèmes basent leur fonctionnement sur les informations qu’il délivre ou le mettent à contribution pour mener à bien leur tâche. C'est le cas de l'ESP (appelé aussi ESC en anglais), qui corrige la trajectoire lorsque le véhicule dérape ou glisse légèrement.